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Automatisation des navires

Découvrez l’action de l’ITF auprès de l’OMI et d’autres institutions en matière d’automatisation des navires.

Définitions

Quand on parle d’automatisation, il convient de faire la distinction entre navires autonomes et navires sans équipage/pilotés à distance.

Concernant les navires autonomes, l’automatisation sert à compléter ou à appuyer le processus décisionnel à bord, ou à gérer des tâches routinières répétitives.

Concernant les navires sans équipage/pilotés à distance, l’automatisation permet à des opérateurs basés à terre de contrôler et de commander des fonctions à bord.

Remarques générales

  1. Ce qui doit nous intéresser, ce n’est pas seulement l’ampleur de l’automatisation, mais l’interaction de l’humain avec celle-ci, et l’obtention d’un équilibre entre systèmes autonomes, contrôle humain et responsabilité en matière de gestion des systèmes autonomes.

  2. Les navires sans équipage pilotés à distance seront tributaires de systèmes complexes interdépendants, avec des échanges de communication et de données numériques en interface avec de multiples systèmes technologiques autonomes et capteurs à bord. La fiabilité, la solidité, l’intégrité et la cyber-sécurité de ces systèmes poseront des défis techniques considérables.
     
  3. L’automatisation continuera d’évoluer en fonction de sa faisabilité économique dans certains secteurs, de l’acceptation des risques inhérents aux systèmes complexes, du développement d’un cadre réglementaire et des politiques nationales de sécurité maritime.
     
  4. L’automatisation alimentera la tendance à la réduction des effectifs à bord. Toutefois, on pense que les navires croisant en eaux internationales continueront, dans un futur proche, d’être dotés en équipages, au titre des conventions internationales. On pense aussi que les variations d’effectifs pourront se produire bien plus rapidement dans certaines eaux territoriales.
     
  5. Les modifications que cela engendrera au niveau du travail à accomplir et des compétences à posséder sont en cours d’évaluation par les milieux académiques et le monde des entreprises. Le travail à bord pourra évoluer et exiger de nouvelles compétences, lesquelles induiront la mise sur pied de formations actualisées.

Hypothèses

  1. Le modèle d’entreprise et l’âge de la flotte actuelle laissent à penser qu’à l’avenir, de nombreuses décisions et mesures pourront être automatisées, sous surveillance humaine, à bord des navires. Pour les arbitrages importants, l’équipage aura la possibilité d’intervenir et de passer outre les décisions de la machine. Les nouvelles capacités de suivi et de communication à terre entraîneront une participation accrue des structures terrestres aux processus décisionnels et opérationnels à bord.
     
  2. Les membres d’équipage devront posséder des compétences en matière de navigation, mais aussi des qualifications techniques, électriques et électroniques.
     
  3. Les réglementations et conventions internationales actuelles seront évaluées pour déterminer si des changements sont nécessaires.
     
  4. L’ITF continuera d’identifier les menaces et de formuler des mesures stratégiques et opérationnelles. Ceci lui permettra de continuer d’assister à toutes les réunions des comités et sous-comités de l’OMI avec les experts et représentants pour garantir les droits et le bien-être des gens de mer à l’avenir.

Actions

  1. En 2016, la Section des gens de mer de l’ITF a reconnu le besoin de se concentrer sur l’automatisation des navires, et a créé le Groupe de travail sur l’automatisation (SSAWG). En février 2017, le Groupe a commencé ses travaux activement, en vertu de ce mandat, adopté par le Comité de la sécurité maritime (MSC) de l’ITF.

  2. En mars 2018, le SSAWG a produit un document de position, comme l’explique ce document politique, sur l’automatisation des navires , adopté par le MSC de l’ITF. 

  3. En mars 2018, cette position a été transmise au SSAWG et un document politique a été élaboré..Cette déclaration politique a été adoptée en tant que position de l’ITF sur l’automatisation des navires par le Comité de la Section des gens de mer de l’ITF (SSC) en mai 2018.

  4. Le Comité directeur de la sécurité maritime (MSCSG) de l’ITF a:
  • établi une stratégie médias avec un message cohérent pour promouvoir la position de l’ITF sur l’automatisation.
  • continué de réunir des informations sur le coût des navires automatisés par rapport aux navires conventionnels.
  • créé un message sur la vision de l’ITF pour les affiliés, afin de les informer de la menace représentée par l’automatisation pour leurs membres, en mettant l’accent sur le développement international et national probable des propositions de navires autonomes et sans équipage/pilotés à distance.
  • élaboré des scénarios réalistes pour le secteur.
  • passé en revue les fonctions et compétences requises actuellement, et évalué les profils futurs ; des propositions seront soumises à l’OMI durant l’évaluation de la STCW en 2020.

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