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Victoire syndicale ! Accord historique pour les livreurs de repas à domicile

09 Oct 2019

Engagée depuis cinq semaines chez Foodora en Norvège, l’action de grève s’est soldée par la toute première convention collective conclue entre une plateforme mondiale de livraison de repas et un syndicat.

Le 27 septembre 2019, le syndicat Fellesforbundet et l’entreprise sont parvenus à un accord, incluant une augmentation du salaire de l’ordre de 1 500 euros sur l’année pour les livreurs à plein temps. La convention garantit également à ces employés une indemnité hivernale ainsi qu’une compensation pour l’utilisation d’équipements personnels au travail, comme les vélos, les vêtements et les smartphones.

La grève avait été lancée le 20 août avec 105 coursiers à Oslo, alors que les pourparlers avaient échoué. Pendant les cinq semaines qui ont suivi, le nombre de grévistes a doublé et l’action s’est étendue à Trondheim. Foodora emploie quelque 600 livreurs à temps plein et à temps partiel en Norvège.

Lars Johnsen de Fellesforbundet a déclaré : « Nous sommes allés au-devant des citoyens et l’opinion publique était de notre côté. Les livreurs organisaient chaque jour des tours à vélo, ils proposaient un service gratuit de réparation de vélos et avaient organisé une soupe populaire pour encourager le dialogue. Les réseaux sociaux ont également été essentiels à la communication.

« Bien qu’il s’agisse d’un nouvel accord fondé sur le système de rémunération variable (primes) de Foodora, il intègre de nombreuses clauses types tirées de conventions collectives actuelles, telles qu’une augmentation de salaire annuelle et le droit à la retraite anticipée. Nous l’utiliserons certainement comme modèle pour aborder les concurrents de Foodora. »

Stephen Cotton, Secrétaire général de l’ITF, a félicité les travailleurs : « Ce que ces livreurs ont réussi à faire est fantastique ; les travailleurs qui se heurtent à des problèmes similaires doivent s’en inspirer. »

« Les entreprises comme Foodora aimeraient nous faire croire qu’elles sont à la pointe de la technologie et qu’elles redéfinissent totalement l’avenir du travail. Mais nous savons que, trop souvent, leurs pratiques dans le domaine de l’emploi nous renvoient à un passé que nous pensions révolu grâce à la force de notre action syndicale. Leurs travailleurs doivent s’organiser et rejeter ces pratiques pour obtenir le respect et les droits qui leur reviennent et l’ITF se tiendra à leurs côtés pour les accompagner à bon port. »

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