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Les syndicats de l’ITF contestent le licenciement d’un technicien de maintenance s’estimant victime de racisme

13 Sep 2014

L’ITF agit pour soutenir un technicien d’Airlink au Swaziland, licencié après avoir dénoncé un incident de nature apparemment raciste impliquant un membre à la peau blanche du personnel de cabine.

Vusi Nxumalo, basé à Johannesburg en janvier 2013, au moment de l’incident allégué, avait déposé une plainte, déclarant qu’il avait été malmené, victime de harcèlement et de propos injurieux et racistes.

Après l’audience, le membre du personnel de cabine – employé par South African Airlink, partenaire de Airlink Swaziland – a reçu un mise en garde écrite pour avoir malmené M. Nxumalo. Mais l’allégation de racisme faite par le technicien a été rejetée et jugée sans fondement. M. Nxumalo a ensuite été accusé d’avoir fait un faux témoignage et d’avoir fait preuve d’insolence grave envers ce membre du personnel de cabine. Son syndicat, le Swaziland Transport and Allied Workers Unions (STAWU), affilié à l’ITF, l’a représenté avec succès et il a été innocenté de ces deux accusations. Il reste cependant suspendu, en dépit de nouvelles manifestations de soutien de la part de STAWU et du syndicat affilié partenaire, South African Transport and Allied Workers Union (SATAWU).

Swaziland Airlink a fini par écrire à M. Nxumalo pour l’informer de sa décision de mettre fin à son contrat de travail, déclarant que South African Airlink, entreprise auprès de laquelle il aurait été détaché, n’avait plus confiance en lui.

L’ITF et STAWU affirment que des irrégularités graves se sont produites dans les événements ayant débouché sur le renvoi de M. Nxumalo. D’abord, selon eux, il n’avait pas du tout été détaché auprès de South African Airlink, mais comme tous les autres techniciens de maintenance de Swaziland Airlink, était basé à Johannesburg pour travailler sur un appareil entièrement loué à la compagnie du Swaziland. De plus, aucune trace écrite n’existe de l’audience initiale suite à sa plainte ; les règles de l’entreprise et les textes de loi donnant aux salariés la possibilité de déposer plainte n’ont pas été respectés ; l’obligation juridique pour l’employeur de consulter le salarié ou son syndicat afin de trouver une solution avant de licencier, n’a pas été suivie.

Dans une lettre écrite à la direction de Swaziland Airlink le 13 novembre, le Secrétaire de la Section de l’aviation civile de l’ITF, Gabriel Mocho, avertissait la compagnie que l’ITF était prête à médiatiser le cas de M. Nxumalo et à mobiliser la solidarité internationale en sa faveur.

Selon le Secrétaire régional pour l’Afrique de l’ITF, Joe Katende : « Les affiliés africains de l’ITF font leur la culture selon laquelle ‘faire mal à l’un d’entre nous, c’est faire mal à nous tous’, et nous nous battrons pour lui jusqu’à la victoire. »

Pour en savoir plus sur les affiliés de l’ITF au Swaziland :
http://bit.ly/11YBiSx - Solidarité au Swaziland

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