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Front commun des chauffeurs de taxi contre Uber

22 Jan 2015
Les chauffeurs de taxi se sont réunis à New York les 15 et 16 janvier pour discuter de la riposte à mener contre Uber et d’autres opérateurs de covoiturage qui s’implantent de manière agressive sur le marché au détriment des droits des chauffeurs et de la protection des passagers.

Les chauffeurs de taxi ont échangé des informations sur les pratiques d’Uber et signalé que des chauffeurs reviennent dans le secteur des taxis réglementés après avoir constaté qu’ils gagnaient moins en travaillant pour des opérateurs de covoiturage comme Uber et Lyft. Ils ont qualifié « d’antisyndicale » la décision d’Uber de diminuer de moitié ses tarifs durant une grève des transports publics à Philadelphie. Cette réunion stratégique de deux jours était organisée par l’ITF et le syndicat hôte National Taxi Workers Alliance (NTWA).

Le deuxième jour, des représentants de sept sociétés de taxis et de transports de New York et un conseiller municipal ont déclaré lors d’une conférence de presse que des opérateurs comme Uber perturbent la bonne marche du secteur, en faisant appel à des chauffeurs non qualifiés ou non autorisés, et en menaçant les moyens de subsistance des chauffeurs de taxi en les obligeant à travailler plus pour gagner moins. Les responsables syndicaux ont pour ambition de lancer une application de taxis réglementés qui appartiendrait aux syndicats ou qui serait tout simplement soutenue ou promue par ceux-ci.

Le Secrétaire de la Section des transports internes de l’ITF, Mac Urata, a déclaré à la conférence de presse :
« Dix-neuf pays ont déjà interdit Uber d’une manière ou d’une autre – soit plus d’un tiers de ceux dans lesquels cette société affirme être présente ».
 
« Les chauffeurs de taxi doivent être protégés contre les violences physiques et les vols. Comment Uber et les autres prétendus opérateurs de covoiturage peuvent-ils assurer la protection des chauffeurs dans des véhicules privés ? La famille ITF veillera à ce que Uber n’ait nulle part où se réfugier et dénoncera et combattra vigoureusement ses activités illégales. »

Frank Moreels, BTB/UBT Belgique, Vice-président de la Section des transports routiers de l’ITF, a expliqué qu’Uber avait commencé ses activités sans prévenir qui que ce soit à Bruxelles 18 mois plus tôt et que, malgré l’interdiction des autorités locales et une injonction judiciaire de cesser ses activités, elle était toujours en activité en Belgique.



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