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Des carrières toutes tracées pour les jeunes et les femmes chez les gens de mer

07 Mar 2019
Communiqué de presse
La Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) se félicite de la feuille de route établie lors d’une réunion tripartite à Genève la semaine dernière, afin de remédier aux lacunes constatées en matière de recrutement et de maintien dans l’emploi des gens de mer, de même qu’aux obstacles à la promotion des possibilités offertes aux femmes et aux jeunes marins.

La Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) se félicite de la feuille de route établie lors d’une réunion tripartite à Genève la semaine dernière, afin de remédier aux lacunes constatées en matière de recrutement et de maintien dans l’emploi des gens de mer, de même qu’aux obstacles à la promotion des possibilités offertes aux femmes et aux jeunes marins.
Convoqué à Genève, Suisse, l’événement réunissait plus de 40 pays, ainsi que les partenaires sociaux, du 25 février au 1er mars 2019 à l’Organisation internationale du Travail (OIT).  

Pour la première fois de l’histoire de l’OIT, les trois porte-parole représentant respectivement les armateurs, les gens de mer et les gouvernements étaient toutes des femmes : Kathy Metcalf, Présidente et Directrice générale de la Chambre de commerce maritime américaine, Lena Dyring, Représentante des travailleuses des transports de la Section des gens de mer de l’ITF et Mayte Medina, Directrice du Bureau des titres de compétences des marins marchands, Garde côtière américaine.
Tout un ensemble de problèmes ont été soulevés à l’occasion de ces trois jours de discussion, notamment les problèmes rencontrés par les élèves officiers et les élèves stagiaires pour accéder à la profession, la pratique discriminatoire obligeant les femmes marins à se soumettre à un test de grossesse, les obstacles entravant l’accès à la profession pour les femmes marins, l’automatisation et la numérisation, le recrutement et le maintien dans l’emploi, le traitement équitable pour des sujets tels que l’incrimination des gens de mer, l’abandon et les permissions à terre, l’isolement et les problèmes de santé mentale, le harcèlement et l’intimidation, la discrimination fondée sur l’âge, l’interaction sociale et l’abandon.

En conclusion, la réunion a formulé un certain nombre de recommandations invitant les diverses parties prenantes à prendre une part active dans les efforts destinés à faciliter  :

  • Les permissions à terre et l’établissement de comités pour le bien-être des gens de mer ;
  • La période de service en mer requise pour la formation des élèves officiers et des élèves stagiaires, des jeunes marins et des femmes ;
  • Le rapatriement des gens de mer abandonnés et respect de leurs obligations, en temps voulu, à l’égard des gens de mer en cas d’incrimination, de piraterie et de vol à main armée ; et
  • Une politique de tolérance zéro en matière d’intimidation et de harcèlement.

En outre, la réunion a recommandé que l’OIT convoque une réunion tripartite aux côtés de l’Organisation maritime internationale (OMI), afin d’examiner les aspects suivants :

  • Les questions communes aux gens de mer, y compris la formation et la certification ;
  • La promotion de la ratification et la mise en œuvre effective de la MLC, 2006 ;
  • La conduite d’une analyse sur le nombre et la répartition des femmes dans le transport maritime ;
  • La mise à disposition, par les armateurs, d’une connectivité Internet gratuitement ou à bas coût au profit des gens de mer ; et
  • La recherche par les partenaires sociaux et d’autres intervenants de possibilités permettant de proposer aux gens de mer des services de lutte contre l’anxiété et la dépression.

« Nous sommes arrivés ici l’esprit ouvert, déterminés à travailler sérieusement avec l’OIT, les partenaires sociaux et les gouvernements afin de trouver des solutions, et nous sommes heureux que les discussions soient allées suffisamment loin pour garantir des résultats tangibles en faveur des femmes et des jeunes marins » a déclaré Lena Dyring, Représentante des travailleuses des transports de la Section des gens de mer de l’ITF.

À propos du test de grossesse obligatoire, un expert juridique de l’OIT a décrit cette pratique comme une forme grave de discrimination qui ne concerne que les femmes. « Les femmes marins sont tout à fait capables de prendre les meilleures décisions pour elles-mêmes et leurs familles. Comme dans n’importe quelle autre profession, l’employeur n’a pas à décider en leur nom si elles doivent ou non se soumettre à un test grossesse » a précisé Lena Dyring.

« Nous sommes heureux de constater que les tests de grossesse obligatoires sont désormais considérés comme une pratique discriminatoire et que nombre de gouvernements soutiennent ce point de vue. Le message passé est sans équivoque, et les femmes marins méritent, selon nous, de l’entendre haut et fort.

« Nous sommes disposés à travailler avec les partenaires du secteur maritime pour identifier comment aider les femmes dont la grossesse exige un ajustement de leur poste de travail normal et mettre en place un mécanisme garantissant leur retour dans la profession après l’accouchement, » a conclu Dyring.  

La réunion a également abordé les principales questions auxquelles se heurtent les jeunes marins accédant à la profession, et notamment l’interaction sociale, les permissions à terre, la formation et la période de service en mer.

« Les jeunes marins, les élèves officiers et les élèves stagiaires ont enfin reçu l’attention qu’ils méritent » a déclaré Dorotea Zec, Représentante des jeunes travailleurs des transports de la Section des gens de mer de l’ITF.

Et d’ajouter : « Nous avons sollicité le lancement d’une campagne structurée par l’OIT, avec l’appui des partenaires sociaux, et nous œuvrons à l’alignement des programmes scolaires et des cursus de formation afin d’apporter les compétences nécessaires aux marins de demain. »

Toutes les questions des médias doivent être adressées à : Luke Menzies +61 (0) 433 889 844

La Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) est une fédération syndicale mondiale démocratique composée de 665 syndicats du secteur des transports, représentant plus de 18 millions de travailleurs et travailleuses dans 147 pays. L’ITF s’emploie à améliorer l’existence des travailleuses et travailleurs des transports à l’échelle mondiale, en encourageant et en organisant des actions de solidarité internationales au sein de son réseau d’affiliés. L’ITF représente les intérêts des syndicats du transport auprès des organes dont les décisions affectent l’emploi, les conditions de travail ou la sécurité dans ce domaine.

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