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Les syndicats interpellent les employeurs : la violence domestique est aussi un enjeu sur le lieu de travail qui concerne les hommes

25 Nov 2021
Communiqué de presse
  • Un nouveau rapport appelle les employeurs du secteur des transports à en faire davantage dans la lutte contre la violence domestique auprès de leur personnel principalement masculin, en proposant des recommandations essentielles sur les moyens d’y remédier.
  • Le rapport explique dans quelle mesure les lieux de travail sont davantage exposés aux risques d’accident, de blessures et de décès lorsque les hommes se livrent à des violences domestiques au travail.
  • Ce rapport a été rédigé par la Fédération internationale des ouvriers du transport et par le Centre for Research & Education on Violence Against Women & Children, qui ont exploité des études portant sur 116 travailleurs identifiés par des centres de conseil et par les directions de divers lieux de travail comme auteurs d’actes de violence à l’encontre de leur partenaire.

 

Selon un nouveau rapport de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), les milieux de travail et les employeurs doivent agir davantage pour lutter contre la violence domestique

Les conséquences pour les survivantes sont généralement au cœur des études sur la violence domestique, mais le rapport intitulé Shifting the focus : impacts on workplaces when men engage in domestic violence met en lumière le fait que la perpétration de violences domestiques a une forte incidence sur la sécurité et la productivité des lieux de travail.

Le rapport formule huit recommandations fondamentales à l’intention des employeurs en vue de remédier à ce problème, notamment l’évaluation des risques de violence domestique et la mise en œuvre de procédures de signalement et d’infrastructures de formation.

« Pour mettre fin aux violences domestiques, nous devons réorienter les priorités. Notre société met l’accent sur les conséquences de la violence domestique sur les femmes, comme si cette question ne concernait que les femmes, » a déclaré Stephen Cotton, Secrétaire général de l’ITF. « Mais cette approche est complètement erronée. Les violences domestiques sont principalement le fait d’hommes et si nous souhaitons réellement y mettre fin, nous devons nous tourner vers les hommes afin qu’ils changent de comportement et nous intéresser aux conséquences négatives de leurs abus, notamment sur les lieux de travail. »

« Ce rapport montre les effets préjudiciables des violences domestiques sur le travail, qu’il s’agisse des risques d’accidents, de blessures, de décès ou de la baisse de la productivité. Cela doit inciter les employeurs à prendre des mesures et à montrer la voie en élaborant et en adoptant des politiques et des procédures qui contribuent à des lieux de travail plus sûrs et invitent les hommes à discuter de la prévention et des interventions en matière de violence domestique, » a ajouté Stephen Cotton.

Trop souvent, la violence domestique est reléguée au domaine privé, mais nous sommes maintenant en mesure de montrer de manière concluante que les employeurs ont une responsabilité importante – et une lourde responsabilité morale – à agir davantage pour mettre fin aux violences domestiques de leur personnel.

« Attirer et fidéliser les femmes n’est pas une mince affaire dans le secteur des transports. Le transport est indispensable aux femmes mais reste une industrie où les hommes prédominent et où les femmes sont scandaleusement sous-représentées et trop souvent victimes de violence et de harcèlement, » a déclaré Diana Holland, Présidente du Comité des femmes de l’ITF.

« Le Covid-19 a encore aggravé la pandémie de l’ombre que constitue la violence à l’égard des femmes, il est donc à présent primordial que les employeurs prennent connaissance de ce rapport et mettent en œuvre ses recommandations de sorte que toute personne travaillant dans le secteur des transports se sente en sécurité. Il rappelle aussi aux gouvernements qu’ils peuvent également jouer un rôle dans l’éradication de la violence et du harcèlement dans le monde du travail et s’ajouter à la liste croissante des pays ayant ratifié la convention n° 190 sur la violence et le harcèlement, » a ajouté Holland.

Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser à Kim Rojas, Spécialiste du Programme de l’ITF – Élimination de la violence à l’égard des travailleuses des transports, au +44 (0) 7887947158 ou Rojas_Kim@itf.org.uk

Le rapport peut être consulté ici dans son intégralité.