Passer au contenu principal

Amazon préfère renoncer à s’installer à New York plutôt que de respecter les droits des travailleurs

22 Feb 2019
Sous le feu des critiques des mouvements syndicaux et associatifs, Amazon jette l’éponge et renonce à établir son deuxième siège social à New York.

Depuis l’automne 2017, Amazon recherchait activement un lieu d’installation pour son nouveau quartier général, entraînant une course à la surenchère entre plusieurs villes américaines soucieuses de proposer les conditions les plus attrayantes à l’entreprise. En novembre 2018, celle-ci avait annoncé que son choix se portait sur New York, la ville et l’État lui offrant près de 3 milliards de dollars d’avantages fiscaux et de subventions publiques.

Cette décision avait suscité une levée de boucliers de la part des New-Yorkais, dont le courroux du syndicat International Brotherhood of Teamsters, qui représente des milliers de travailleurs dans la ville. Les critiques pointaient du doigt les conditions de travail déplorables au sein d’Amazon et son refus obstiné de reconnaître les droits syndicaux, et se demandaient de quel droit l’une des plus grandes entreprises mondiales devrait bénéficier à la fois d’allégements fiscaux et de largesses financières. Les Teamsters ont appelé Amazon à accepter que ses travailleurs créent des syndicats avant que ce projet de siège puisse prendre forme.

Le 14 février, Amazon renonçait à implanter son second siège à New York.

Stephen Cotton, Secrétaire général de l’ITF, a déclaré : « Le fait qu’Amazon préfère abandonner ce projet plutôt que de respecter les droits de ses travailleurs est la preuve flagrante de son hostilité déplorable envers les syndicats. Amazon se montre coupable de certaines des pires pratiques sur l’échiquier économique mondial, son mépris total envers ses employés n’ayant d’égal que sa maîtrise de l’évasion fiscale. »

« Les Teamsters et leurs alliés du mouvement syndical américain ont remarquablement réussi à tenir ce géant en échec. Si Amazon souhaite se racheter une conduite, les choses sont claires : il faut respecter les droits syndicaux fondamentaux et cesser de s’enrichir sur le dos des contribuables. »

L’ITF soutient l’alliance d’organisations syndicales, dont font partie la CSI et UNI Global Union, qui entend décrocher des droits syndicaux pour les travailleuses et travailleurs d’Amazon.

 

Publier un nouveau commentaire

Restricted HTML

  • Allowed HTML tags: <em> <strong> <cite> <blockquote cite> <code> <ul type> <ol start type> <li> <dl> <dt> <dd> <h2 id> <h3 id> <h4 id> <h5 id> <h6 id>
  • Lines and paragraphs break automatically.