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Conflit des agents de bus de Téhéran
Historique
Le syndicat des agents de la société de bus de Téhéran et de sa banlieue (société "Sherkat-e Vahed") s'est créé en 1968 mais a été dissout par les autorités au début des années 80. À la place, le gouvernement et la société de bus ont formé une Maison des travailleurs et un Conseil du travail islamique. En 2003, les militants ont commencé à reconstituer leur syndicat indépendant.
Voir site de la CISL here>>
Voir site de Labourstart here>>
Voir photos des manifestations syndicales pendant la Journée d'action here >>
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Latest Update 20 March On the Iranian New Year's Day, Mansour Hayat Ghaibi has reportedly been re-arrested, less than 24 hours after he had been released from prison.
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Journée d'action - Liens utiles
Australie
ASU: ASU calls for release of Iranian public transport workers from prison
MUA: MUA solidarity with imprisoned Iranian unionists
ACTU: International Day Of Action On Iran
Autriche
OGB: Soziale Situation im Iran
Grande-Bretagne
UNISON: Unions to protest at Iranian embassy
Stop the War Coalition: Support Bus Workers' Strike in Iran
Norvège
Norwegian Transport Workers' Union: Demonstrerte for iranske arbeidere
États-Unis
Teamsters: Teamsters, Other Unions Demonstrate at Iranian Interest Section
ACILS: February 15: Day of Action for Iranian Bus Drivers
Chronologie
Mars – juin 2005
Au moins 17 militants ont été licenciés par la société de bus, y compris Mansour Osanloo.
9 mai, 13 mai, 1er juin
La Maison des travailleurs, le Conseil du travail, des gardes employés par la société et les forces de sécurité attaquent le syndicat des agents de la société de bus de Téhéran et de sa banlieue. Plusieurs de ses membres sont blessés. Mansour Osanloo, en particulier, est grièvement blessé dans l'attaque perpétrée le 9 mai et doit recevoir des soins à l'hôpital. Il est ensuite remis à la police pour interrogation.
3 juin
L'assemblée générale adopte les Statuts du syndicat et élit l'exécutif du syndicat, malgré des barrages routiers et de violentes interventions des forces de l'ordre, de la société de bus et de la Maison des travailleurs. 8 000 des 17 000 salariés de la société participent aux élections.
7 septembre
Sept leaders et militants syndicaux sont arrêtés. Ils sont accusés d'avoir troublé l'ordre public et sont libérés sous caution. Ils ont été arrêtés alors qu'ils protestaient contre le non-paiement des salaires. Pendant la manifestation, les chauffeurs de bus ont gardé leurs phares allumés pendant qu'ils transportaient les passagers dans Téhéran.
22 décembre
Les agents des Services de renseignement ont arrêté 14 syndicalistes, dont le président du syndicat Mansour Osanloo.
25 décembre
3 000 salariés de la société Sherkat-e Vahed ont cessé le travail en signe de protestation. 17 autres syndicalistes ont été arrêtés.
26 décembre
La CISL adresse sa première lettre de protestation au Gouvernement iranien.
27 décembre
Tous les détenus sont libérés, à l'exception de Mansour Osanloo. Mais entre temps, tous les comptes bancaires des syndicalistes sont gelés et on bloque le paiement des salaires.
31 décembre
Dr Ghalibaf, le maire de Téhéran, promet aux syndicalistes qu'il fera tout en son pouvoir pour obtenir la libération de Mansour Osanloo et résoudre les autres problèmes.
1er janvier 2006
150 salariés des 10 lignes de bus de Téhéran se réunissent devant le Tribunal de la révolution situé dans la rue Mo, de 8 h 30 à 13 h 30, exigeant la libération immédiate et inconditionnelle de Mansour Osanloo.
2 janvier
Au moins 5 000 membres du syndicat se sont réunis dans le Stade Azadi de Téhéran, réclamant la libération immédiate de Mansour Osanloo. Le maire de Téhéran, qui était présent, est pris à parti par des syndicalistes en colère.
6 janvier
La CISL envoie sa seconde lettre de protestation. L'ITF envoie sa lettre de protestation - les deux lettres déplorent "l'apparition en Iran d'un nouveau climat de répression contre les militants du mouvement syndical libre et indépendant".
7 janvier
Le syndicat demande aux chauffeurs de bus de circuler avec leurs phares allumés en signe de protestation pendant qu'ils assurent leurs services de transport dans Téhéran. Une nouvelle grève est prévue le 29 janvier 2006.
19 janvier
Le Comité des transports urbains de l'ITF, réuni à Paris, adopte à l'unanimité une résolution qui exige la libération immédiate de Mansour Osanloo.
* A partir de la fin décembre, des syndicats ont adressé des lettres de protestation au Gouvernement iranien, notamment les syndicats des pays suivants : Yémen, Maroc, Égypte, Tunisie, Jordanie, Koweït, Canada, États-Unis, Grande-Bretagne, Autriche, Allemagne, Italie, Suède, Norvège, Lituanie, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Philippines et Thaïlande.
26 janvier
Huit membres de l'exécutif du syndicat sont convoqués par le tribunal et ne sont pas relâchés. Dans une interview le maire de Téhéran, qui est un ancien officier supérieur de l'armée iranienne et qui dans un premier temps avait promis au syndicat d'intervenir, déclare maintenant leur grève illicite et promet de briser la grève. Le gouvernement, et ses services de renseignement et de sûreté, tout comme la société de bus, ont recours à toutes sortes de tactiques d'intimidation et de répression pour empêcher la grève. Ils font appel en particulier à de nouveaux bus et chauffeurs, distribuent des tracts à Téhéran, accusent les grévistes d'être des éléments subversifs qui commettent des actes de sabotage. Ils font courir le bruit dans les rues de Téhéran que la grève n'aura pas lieu.
28 janvier
Le matin, les chauffeurs de bus sont frappés et obligés de conduire les bus dans Téhéran. D'après nos informations, environ 100 militants syndicaux ont été arrêtés à Téhéran depuis le 27 janvier. En dépit des violentes répressions de la police et des forces armées, la grève a déjà commencé dans certains quartiers de Téhéran. Environ 1 300 membres du syndicat ont été arrêtés. Des centaines de chauffeurs, avec femmes et enfants dans certains cas, ont été emmenés à la prison Evin où les services pénitenciers les interrogent. Pour briser la grève, la police a utilisé des gaz lacrymogènes, des bâtons et a menacé de tirer sur les manifestants. Dans chaque quartier où entre 600 et 700 agents étaient attendus au travail, quelque 1 500 forces de sécurité étaient sur place. La police a fait des descentes aux domiciles des syndicalistes et la majorité des membres de l'exécutif du syndicat sont maintenant placés en garde à vue.
29 janvier
Plus de 700 syndicalistes et un certain nombre de partisans sont encore en détention. Environ 30 agents ont été gravement blessés pendant leur arrestation et ont nécessité des soins médicaux immédiats. Certains ont même dû être transférés à l'hôpital. Les travailleurs incarcérés à la prison Evin ont décidé de faire la grève de la faim.
1er février
Les proches et épouses des syndicalistes emprisonnés se rassemblent devant le Majles (parlement). Ils se heurtent à un nombre important de forces de l'ordre mais environ 100 personnes parviennent à réclamer la libération immédiate des travailleurs emprisonnés. Les familles promettent de se réunir devant le Tribunal de la révolution le 4 février.
Entre temps, le syndicat adresse un message de protestation à l'Organisation internationale du travail. Il réclame la libération immédiate des syndicalistes emprisonnés, la reconnaissance du syndicat et des droits de négociation collective, mais encore il exige que les travailleurs libérés puissent reprendre leur poste sans être obligés par la société de bus de signer une déclaration de pénitence pour garder leur travail.
La CISL envoie sa troisième lettre de protestation au Gouvernement iranien.
2 février
Amnesty International réclame la libération immédiate des agents de bus emprisonnés. Le Congrès du travail du Canada (CTC) organise une manifestation devant les bureaux de l'Ambassade d'Iran à Ottawa. Des syndicats notamment au Japon, en Australie, au Luxembourg, en Norvège, au Kenya, et en Grande-Bretagne adressent des messages de protestation.2 février
Amnesty International réclame la libération immédiate des agents de bus emprisonnés. Le Congrès du travail du Canada (CTC) organise une manifestation devant les bureaux de l'Ambassade d'Iran à Ottawa. Des syndicats notamment au Japon, en Australie, au Luxembourg, en Norvège, au Kenya, et en Grande-Bretagne adressent des messages de protestation. [voir déclaration >>]4 février
Des membres de la Communauté iranienne en Grande-Bretagne organisent une manifestation devant l'ambassade d'Iran à Londres. Des représentants du TUC, du GMB et de l'ITF se joignent à eux. Le syndicat argentin des chauffeurs de train envoie une lettre de protestation. voir article here>>7 février
Selon le porte-parole du syndicat, environ 200 travailleurs ont maintenant été libérés. Toutefois la société de bus refuse de les reprendre au travail. Entre temps, le 6 février, les forces de sécurité arrêtent un autre membre de l'exécutif du syndicat alors qu'il rendait visite à sa mère.
8 février
Le groupement Global Unions a choisi le 15 février comme journée d'action internationale pour protester contre la violation des droits syndicaux des agents de bus de Téhéran et de leur syndicat.
Un autre membre du Comité exécutif du syndicat est arrêté à Téhéran. La veille déjà il avait échappé de justesse aux forces de sécurité. Il a failli être arrêté au centre d'embauche de Téhéran Est où il aidait des agents de bus que la compagnie refusait de réembaucher. Les autorités semblent déterminées à arrêter tous les membres du Comité exécutif et tous les principaux militants du syndicat.
12 février
La majorité des travailleurs détenus sont maintenant libérés. Environ 70 à 80 syndicalistes sont encore détenus à la prison Evin. Aucun des membres de l'Exécutif du syndicat n'a été libéré. La compagnie continue à refuser de réembaucher ceux qui ont été arrêtés.
13 février
Trois membres du Comité exécutif du syndicat sont maintenant libérés. Quinze sont toujours en garde à vue. Entre temps, un autre conducteur de bus a été arrêté. Environ 100 salariés ont manifesté devant le ministère du Travail de Téhéran deux jours de suite. La CISL publie un communiqué en ligne.Le Comité de coordination de l'ITF pour le Royaume-Uni et l'Irlande envoie aux affiliés un avis concernant le 15 février.
14 février
Les syndicats des travailleurs des transports notamment en Australie, au Canada, en Corée, en Russie et en Turquie envoient un message de protestation au Gouvernement iranien. Buzz Hargrove, du syndicat CAW-TCA, déclare : "Toutes ces arrestations, quel que soit leur nombre exact, sont une riposte totalement disproportionnée face à une action revendicative légitime". Les fédérations du groupement Global Unions comme l'ICEM, l'UITA et UNI s'associent au mouvement de protestation mondiale.
15 février - Journée d'action - Bilan n° 1
Inde : Une délégation du Transport & Dock Workers Union a remis des lettres de protestation au Consulat général iranien.
Japon : Des membres du syndicat JRU se sont rendus à l'Ambassade iranienne à Tokyo et ont demandé au ministre Mohammad Ali Sarmadi Rad de libérer les syndicalistes emprisonnés. Le ministre a déclaré au JRU : "Les syndicalistes seront bientôt libérés et le gouvernement va autoriser les manifestations des travailleurs devant le Parlement aujourd'hui. Le syndicat lui a demandé de respecter les droits des travailleurs en Iran.
Australie et Nouvelle-Zélande : Une lettre de protestation a été remise au Président iranien par les Secrétaires nationaux et Secrétaires généraux des syndicats suivants : Maritime Union of Australia; Australian Rail, Tram and Bus Industry Union; Transport Workers Union of Australia; Maritime Union of New Zealand; and Rail & Maritime Transport Union (Nouvelle-Zélande).
Moyen-Orient : Le représentant de l'ITF pour le Moyen-Orient signale des manifestations et actions revendicatives organisées par les syndicats des transports routiers en Égypte, en Tunisie et au Maroc ainsi que par le Syndicat de la pétrochimie en Jordanie, le Syndicat des cheminots en Tunisie et le Syndicat des travailleurs maritimes de Tunisie. En Irak, la Fédération générale des travailleurs irakiens a remis une lettre de protestation et a manifesté devant l'Ambassade iranienne à Bagdad.
15 février - Journée d'action - Bilan n° 2
Autriche : Des membres du Syndicat des cheminots (GdEÖ) et du Syndicat des travailleurs municipaux (GdG) ont organisé une réunion de solidarité dans un dépôt de bus avec un groupe de représentants de la communauté iranienne à Vienne. Le syndicat luxembourgeois FNCTTFEL a également envoyé son représentant. La Centrale nationale du travail (ÖGB) fera un reportage sur cette question.
Grande-Bretagne : Plus de 100 personnes ont participé à un rassemblement devant l'Ambassade iranienne à Londres. Des représentants syndicaux d'ASLEF, GMB, RMT, UNISON et de l'ITF ont participé à cette manifestation en compagnie de représentants de la communauté iranienne. Cette manifestation a trouvé un large écho dans la presse.
16 février - Journée d'action - Bilan n° 3
Plusieurs membres du Comité exécutif ont maintenant été libérés. Huit sont toujours en détention.
Thaïlande : Coordonné par le Comité thaï de l'ITF, 50 membres des organisations BMTA-SWU, TRAN-U, LU-ETA, SRUT et AOT-SWU ont organisé une manifestation et un défilé jusqu'à l'Ambassade iranienne à Bangkok. Les syndicalistes ont été reçus par le troisième Secrétaire Aliakbar Nazari. Avant la journée d'action, le Comité a adressé une lettre de protestation au Gouvernement iranien.
Canada : Plus de 100 militants syndicaux ont participé au rassemblement devant l'Ambassade iranienne. Des représentants du Congrès du travail du Canada, du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes du Canada, du nouveau Parti démocratique du Canada et du Centre de recherche sur la mondialisation ainsi que des membres de quatre organisations canadiennes et iraniennes étaient présents.
États-Unis : Le syndicat Teamsters et le Amalgamated Transit Union ont participé à une manifestation à Washington DC. Environ 100 participants ont scandé : "Libérez Mansour Osanloo maintenant !"
Australie : Les syndicats australiens et des représentants de la Communauté iranienne ont manifesté devant l'Ambassade iranienne. Des porte-parole du MUA, RTBU, TWU, CFMEU et CSPU ont demandé à l'ambassadeur iranien d'envoyer le message de protestation des syndicats. L'ambassadeur a toutefois refusé de recevoir la délégation.
17 février - Journée d'action - Bilan n° 4
Les 70 à 80 détenus restants ont maintenant été tous libérés à l'exception des personnes suivantes : Mansour Osanloo, Ebrahim Madadi, Mansour Haiat Gaibi, Yusseff Moradi, Yagoub Salimi, Ali Zat Hosseini, Mohammad Ebrahim Zat Gohari.
Nouvelle-Zélande : Le représentant du Conseil néo-zélandais des syndicats (NZCTU) a rencontré l'ambassadeur Kambiz Sheikh-Hamani le 17 février. Le NZCTU signale que l'ambassadeur a promis de transmettre la lettre de protestation du Conseil à Téhéran. Il espérait que les derniers syndicalistes emprisonnés seraient bientôt libérés. Il a aussi indiqué que les travailleurs concernés avaient eu gain de cause pour leurs revendications (les grévistes souhaitaient que la société de bus soit placée sous la juridiction de la municipalité - mieux financée - que sous celle du Conseil de la ville).
Suisse : Les représentants de la CISL, de l'ISP et d'UNI ont rencontré l'ambassadeur iranien à Genève le 15 février et exigé la libération immédiate de tous les travailleurs détenus.
Norvège : Le Syndicat des travailleurs des transports ainsi que la Centrale nationale du travail (LO) ont manifesté devant l'Ambassade iranienne à Oslo. Plus de 110 syndicalistes ont participé au rassemblement pour la journée d'action.
Philippines : Une délégation de syndicats de l'ITF s'est rendue à l'Ambassade iranienne à Manille pour soumettre leur lettre de protestation. L'ambassadeur a refusé de rencontrer la délégation.
Bangladesh : L'Association des marins du Bangladesh a organisé une réunion syndicale d'urgence à Chittagong le 15 février pour s'associer à la protestation mondiale. Une lettre de protestation avait été adressée la veille.
22 février
Six membres de l'Exécutif du syndicat sont toujours en prison. La compagnie continue à refuser de réembaucher les militants syndicaux. Plusieurs centaines d'entre eux sont concernés et se trouvent dans une situation très délicate.
23 février
Le 22 février, environ 150 agents de bus ont organisé une manifestation devant le ministère du Travail pour réclamer leur réembauche. Le 21 février, le juge a permis pour la première fois aux familles de visiter les trois détenus à la prison Evin.
L'Agence de presse iranienne (ILNA) a indiqué le 11 février qu'un «Comité de défense des organisations syndicales des travailleurs en Iran» avait publié un communiqué réclamant la libération inconditionnelle de tous les agents de bus à Téhéran. Ce Comité était composé de 14 syndicats «traditionnels» (voir ci-dessous*). La déclaration révèle que les organisations syndicales indépendantes ou officieuses continuent à être opprimées en Iran et sont progressivement annihilées. La déclaration précise que «Ces agents de bus protestent pour obtenir leurs droits fondamentaux et des salaires décents pour sortir de la misère. Tous ceux qui ne reconnaissent pas les droits légitimes des syndicats indépendants maltraitent les travailleurs».
* Organisation iranienne de la formation des conducteurs, Organisation des conducteurs de bus d'Iran, Organisation des conducteurs de bus de Kerman, Organisations des professeurs d'auto-école de Téhéran, Mashad, Arak, Shahrekord, Esphahan, Organisation des journalistes de la presse libre de Téhéran, Organisation des peintres de Téhéran, Organisation des employés de l'hôpital de Khatamolanbiya, Organisation des professeurs d'auto-école de Khoramabad, Conseil du travail islamique de la compagnie Tehranshimi, Organisation des employés de l'hôpital Mehrad.
La déclaration a été adressée au ministre de la Justice, au Président iranien, au Chef du Parlement iranien, aux membres du Comité du travail des affaires sociales du Parlement, au Ministre du travail et des affaires sociales, au Maire de Téhéran et à toutes les agences de presse et aux journaux iraniens.
24 février
Le ministre de la Justice Jamal Karimi-Rad reconnaît le 22 février que six hommes sont détenus pour «actes illicites» sans toutefois préciser le chef d'accusation. Les autorités et la presse officielle ont dans un premier temps gardé le silence. Le 6 février, le Parti réformiste d'Iran, le Front de participation, a déposé une plainte.
27 février
Publication de la version anglaise de la déclaration du syndicat «Soutien et solidarité internationale pour les travailleurs» Elle remercie tous ceux qui ont participé à la Journée d'action mondiale le 15 février. La déclaration révèle que les autorités ont déclaré que les détenus ne seraient libérés que s'ils s'engageaient par écrit à cesser de participer à des activités syndicales. Apparemment, les autorités auraient également déclaré qu'il n'était guère «prudent pour l'instant de permettre la formation de syndicats dans le pays ; toute personne qui déciderait de participer à des activités syndicales serait considérée comme étant opposée au régime de la République islamique et par conséquent serait poursuivie en justice». Le syndicat souhaite exercer d'autres pressions internationales sur le gouvernement iranien. La déclaration initiale en farsi a été publiée le lendemain de la manifestation mondiale.7 mars
Le porte-parole du syndicat Golam Reza Mirzaie a été arrêté il y a trois jours à Téhéran.
14 mars
Une liste de 46 travailleurs dont les contrats ont été résiliés est publiée par la société de bus publique Sherkat e Vahed. Cette liste comprend cinq membres de l'Exécutif du syndicat qui sont encore en prison. La société indique que les ordres émanent des autorités responsables des services secrets du régime.
Le 13 mars, quelque 120 travailleurs se sont rassemblés une fois de plus devant les bureaux de divers services gouvernementaux et le siège de la société de bus pour protester contre la poursuite de l'interdiction d'accès au lieu de travail de quelque 1 000 agents de bus, qui n'ont pas été rémunérés depuis six semaines. Les travailleurs ont été informés qu'une décision serait prise le 18 mars au plus tard.
La liste ci-dessous recense les 46 travailleurs dont les contrats ont été résiliés. Elle inclut cinq membres de l'Exécutif du syndicat qui sont toujours en prison (identifiés par des astérisques) : >>
15 mars
Un mois exactement après la Journée d'action internationale par solidarité avec les agents de bus de Téhéran, Global Unions a une fois de plus adressé une lettre commune de protestation au gouvernement iranien. Elle condamne la poursuite de l'arrestation des dirigeants syndicaux et l'avis de licenciement de 46 agents de bus de Téhéran, annoncé la veille par la société. Pour lire la lettre, cliquez ici >>Le séminaire des travailleurs des transports routiers de l'ITF/FES organisé au Caire du 12 au 14 mars 2006 adopte une résolution en soutien aux agents de bus de Téhéran. Des syndicats d'Égypte, de Jordanie, du Maroc, de Palestine, de Tunisie et du Yémen font part de leur protestation au Gouvernement iranien.
18 mars
Ebrahim Madadi, vice-président du syndicat, et un membre du conseil, Yaghoub Salimi, sont relâchés.
19 mars
Le reste des militants emprisonnés, à l'exception de Mansour Osanloo et d'Afshin Bahrami, un travailleur de l'industrie automobile arrêté pour avoir soutenu la grève de bus, est relâché.
20 mars
Le Jour de l'An iranien, une information tombe selon laquelle Mansour Hayat Ghaibi aurait été de nouveau arrêté, moins de 24 heures après sa libération de prison.
10 avril
Mansour Hayat Ghaibi est libéré.
27 avril
La réunion du Comité exécutif de l'ITF accepte à l'unanimité la demande d'affiliation du syndicat du personnel des bus de Téhéran.
1er mai
1 000 agents des forces de police et de sécurité encerclent les 250 employés de bus qui s'étaient réunis devant la société de bus de Téhéran pour célébrer le 1er mai. Ils arrêtent 13 personnes, dont le vice-président du syndicat.
2 mai
La CISL envoie une lettre de protestation au Président iranien.
6 mai
Selon un communiqué du 5 mai, les peines de prison infligées au personnel de Saqez pour avoir célébré le 1er mai en 2004 ont été annulées.
Des milieux iraniens bien informés affirment que les 13 membres du syndicat des bus de Téhéran, arrêtés il y a 5 jours pour avoir participé aux manifestations du 1er mai, ont maintenant été libérés. Mansour Osanloo est toujours enprison.
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Conflit des agents de bus de Téhéran
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