Intégrez nos droits !
ITF translations available: English, Deutsch, Español, Français
Google free translation: Italiano, Norske, Português, Türk, 中国的, 한국의, Bahasa Melayu, ภาษาไทย, हिंदी, اردو,
தமிழ், Kiswahili, Svenska, Русский, العربية
Les travailleurs des sociétés de transport intégré cherchent à améliorer leurs conditions de travail, en misant sur les liens qui les unissent à leurs collègues partout dans le monde
Les syndicats présents au sein des quatre plus grandes sociétés de logistique au monde ont pris position pour les droits des travailleurs et la solidarité internationale en novembre 2006, dans le cadre d’une journée mondiale d’action.
Cette journée d’action, organisée conjointement par l’ITF et Union Network International (UNI), était soutenue par les salariés syndiqués de DHL, Fedex, UPS et TNT, sociétés qui assurent des fonctions intégrées comme le tri, le transport et la distribution de colis.
En fonction du contexte dans lequel ils doivent évoluer, les syndicats ont mis à profit cette journée d’action pour tenter de développer leurs relations avec la direction, de recruter de nouveaux adhérents ou de négocier avec les employeurs hostiles à la syndicalisation de leur personnel.
De par le monde, près d’un million de travailleurs des intégrateurs sont déjà affiliés à un syndicat, dont beaucoup sont membres de l’ITF ou de l’UNI. Leurs fonctions sont très variées – opérateurs de centres d’appels, coursiers, agents des douanes, répartiteurs, pilotes, agents de sécurité, chargés de tri, chauffeurs de camion et de camionnette.
Des rassemblements, activités pédagogiques, conférences de presse et distributions de dépliants ont eu lieu sous la bannière de la campagne Organisons-nous mondialement et luttons pour nos droits, qui reflète la nature mondiale de l’industrie du transport intégré, qui emploie du personnel par-delà les frontières nationales et les secteurs des transports.
L’ampleur de la réponse des syndicats dans au moins 10 pays prouve qu’ils sont parfaitement conscients que pour obtenir des emplois, salaires et conditions de travail décents pour leurs membres, il leur faudra de plus en plus planifier et coordonner leurs initiatives au niveau mondial.
Parmi les actions prises, certains syndicats ont veillé à ce que les grandes campagnes locales et conflits sociaux en cours bénéficient d’un coup d’accélérateur grâce à la journée d’action. En France par exemple, une deuxième vague de grèves contre la flexibilité salariale était prévue à cette occasion. En Australie, la campagne ITF/UNI a fait l’objet d’un discours parlementaire.
Le Secrétaire des transports intérieurs de l’ITF, Mac Urata, a déclaré : « Cette journée d’action prouve que les syndicats présents au sein des quatre grands intégrateurs s’inscrivent dans la mouvance syndicale mondiale qui vise à rappeler ces multinationales à l’ordre. »
Journée d’action mondiale chez les intégrateurs
Australie
Le Transport Workers Union of Australia a organisé des rencontres dans les dépôts. Des pétitions ont été signées et des travailleurs syndiqués ont encouragé leurs collègues non-syndiqués à adhérer au syndicat. Claire Moore, députée du Queensland, a parlé de cette journée d’action en séance parlementaire. Voir encadré. Des dépliants ont été distribués sur les lieux de travail.
Canada
Les membres du syndicat Teamsters ont apposé des affiches de campagne et distribué des dépliants sur les lieux de travail partout dans le pays. Le 9 novembre, ils se sont rendus au Parlement et ont remis des dépliants syndicaux aux députés. Des militants ont aussi rencontré les députés en charge des affaires sociales et du transport pour mettre en exergue les défis auxquels sont confrontés les syndicats partout dans le monde pour organiser les travailleurs.
France
Après une grève de 24 heures largement suivie sur 40 sites de DHL dans tout le pays le 17 octobre, la CGT a entamé une seconde vague de grèves à l’occasion de la journée d’action du 9 novembre, pour protester contre l’intention de la direction de déstabiliser le système salarial en instaurant une plus grande flexibilité.
Allemagne
Ver.di a ciblé les « 4 grands » intégrateurs en distribuant des dépliants, en organisant des réunions sur les lieux de travail et en recueillant des signatures. Les membres ont participé à des actions menées notamment dans les centres logistiques que sont Leipzig et Cologne, ainsi qu’à celles organisées par les branches syndicales de Stuttgart, Berlin et Mannheim. Les pétitions ont ensuite été présentées à la direction de DHL, FedEx, UPS et TNT.
Grande-Bretagne
Lors de la journée d’action, les membres du Transport and General Workers Union de TNT Express ont voté l’acceptation d’une augmentation salariale de 10% pour 7500 travailleurs. Le syndicat indique que 1300 nouveaux membres ont été recrutés dans l’ensemble de la société entre juillet et novembre 2006. Le syndicat GMB a suspendu son conflit avec DHL après avoir pris connaissance des nouvelles conditions salariales proposées par la société. Cette proposition autorise les syndicats à organiser le personnel et à recruter des membres.
Hong Kong
Des représentants de la Fédération des organisations de travailleurs des transports de Hong Kong ont rencontré les travailleurs dans les centres de services des intégrateurs sur les « nouveaux territoires » de Hong Kong pour discuter de leurs problèmes. Les travailleurs ont soulevé différents points, dont les questions de santé et de sécurité et la relation entre la direction et le personnel.
Inde
À Chennai et Bombay, les travailleurs de DHL et d’autres intégrateurs ont distribué des dépliants sur les lieux de travail.
Maroc
Une dizaine de représentants syndicaux de l’UMT ont manifesté pendant 20 minutes devant les bureaux de DHL à Casablanca pour clamer leur droit à la liberté syndicale et à la négociation collective.
Afrique du Sud
Le 9 novembre, les membres du Satawu ont organisé des piquets de grève à l’heure du déjeuner aux entrées du site de DHL à Johannesburg. Ceux-ci coïncidaient avec les négociations entre le syndicat et la direction à propos de l’externalisation et de la restructuration de la société. Des piquets étaient également prévus à Port Elizabeth et Gauteng. À Cape Town, les représentants syndicaux du dépôt DHL ont rencontré la direction pour parler du maintien de l’emploi des travailleurs saisonniers et de la flexibilité du temps de travail. Le syndicat a aussi rencontré la direction de TNT pour discuter de sa relation avec les travailleurs et le syndicat.
|