Informations online
ITF translations available: English, Deutsch, Español, Français, Svenska
Google free translation: Italiano, Norske, Português, Türk, 中国的, 한국의, Bahasa Melayu, ภาษาไทย, हिंदी, اردو,
தமிழ், Kiswahili, Русский, العربية
Les agents de bus iraniens exigent la libération d'un leader syndical
5 janvier 2006
Des milliers d'agents de bus se sont élevés contre la répression syndicale en Iran cette semaine, manifestant à Téhéran pour la libération immédiate de leur leader syndical.
Les salariés de la société de bus de Téhéran Sherkat e Vahed se sont rassemblés dans le stade Azadi le 2 janvier, pour réclamer la libération de leur leader syndical Mansour Osanloo. Ce dernier a été arrêté le 22 décembre, avec 13 autres membres du syndicat d'agents de bus, soit disant pour «activités syndicales illégales» et «agitation». Quelque 17 autres syndicalistes employés par Sherkat e Vahed ont par la suite été emprisonnés.
La première série d'arrestations a conduit à une grève le 25 décembre. Les manifestants ont exigé la libération des détenus.
Tous les détenus ont été libérés le 28 décembre, à l'exception de Mansour Osanloo. On pense qu'il est toujours détenu dans la prison Evin de Téhéran, tristement célèbre pour sa torture des prisonniers politiques. On craint que le problème oculaire dont Mansour souffre s'aggrave encore pendant sa période de détention.
Selon nos informations, les comptes du syndicat auraient été bloqués et on a cessé de payer les salaires des travailleurs syndiqués.
Les syndicats arabes affiliés à l'ITF en Jordanie, Tunisie et Palestine se sont joints à la Confédération internationale des syndicats libres pour condamner les arrestations dans une lettre de protestation adressée au Gouvernement iranien.
Bilal Malkawi, du Bureau de l'ITF pour le monde arabe, constate : «Les travailleurs des transports poursuivent leur lutte dans toute la région. Ils réclament uniquement le droit de se syndiquer et de négocier collectivement. Les syndicats libres et démocratiques partout dans le monde doivent se déclarer solidaires aux côtés de leurs collègues iraniens et le Gouvernement iranien doit reconnaître les droits des travailleurs.»
Les leaders syndicaux, qui dans un premier temps ont annulé leur grève suite à la promesse du maire d'accéder à leurs revendications, ont maintenant lancé un ultimatum : la grève va reprendre si Mansour Osanloo n'est pas libéré.
Retour aux informations en ligne actuelles