Changez pour les graphiques en définition basse | Autres langues | Passez du contenu à la recherche
Contenu de la page: Accueil > Informations online
Les travailleurs portuaires font les frais de la répression antisyndicale à Djibouti
7 octobre 2005
Des travailleurs portuaires et responsables syndicaux ont été licenciés et arrêtés arbitrairement à Djibouti après une grève générale sur les conditions de travail et les licenciements abusifs organisée du 14 au 17 septembre.
Les 11 responsables du syndicat djiboutien Union des travailleurs du Port (UTP) ont été placés en détention après avoir tenté de pénétrer dans le port le 24 septembre, jour où une réunion de négociation était prévue, le directeur du port et son équipe ayant décidé de boycotter la rencontre avec le Ministre du Travail et le syndicat. Les syndicalistes, dont les laissez-passer ont été confisqués, ont appris qu'ils avaient été licenciés pour «obstruction à la liberté de travailler», en référence à la grève du 14 septembre.
Suite aux licenciements, un préavis de grève a été lancé pour le 24 septembre à 22 h 00. Ceci a entraîné l'arrestation, dans des conditions épouvantables, de près de 165 personnes, dont 6 des 11 dirigeants de l'UTP, qui ont ensuite annoncé qu'ils entameraient une grève de la faim.
Les rapports indiquent que les arrestations se multiplient et que le domicile du Secrétaire général de l'UTP, contraint de se cacher au début du conflit, a été fouillé en toute illégalité.
Après une première lettre au Président djiboutien Ismaël Omar Guelleh le 20 septembre, le Secrétaire général de la CISL Guy Ryder lui a réécrit le 27 septembre pour manifester sa profonde inquiétude. Il l'a appelé à veiller à la «libération immédiate» des détenus et à «mettre un terme à toutes les formes de harcèlement et de représailles à l'encontre des dirigeants syndicaux et des syndicalistes».
Il a aussi indiqué qu'en l'absence d'une réaction positive du Président, la CISL porterait plainte auprès de l'Organisation internationale du travail pour violation de la Convention n° 87 sur la liberté syndicale et de la Convention n° 98 sur le droit à la négociation collective, toutes deux ratifiées par Djibouti.
Le Secrétaire de la Section des dockers de l'ITF, Frank Leys, a déclaré : «Les employeurs préfèrent envenimer les choses que dialoguer. Les droits humains et syndicaux – dont ceux inscrits dans les Conventions de l'OIT qui ont été ratifiées par Djibouti – ne sont pas que de simples bouts de papier. Ces syndicalistes doivent être libérés, réintégrés et autorisés à exprimer leurs revendications.»
Retour aux informations en ligne actuelles
Partie Accueil:
Informations online
Autres pages pour Informations online:
A propos Informations online | What is RSS | ITF Headlines on your Website
Les feeds RSS
Télécharger gratuitement notre lecteur RSS de News:
English |Español |Français |Deutsch |Svenska
Qu'est-ce que le RSS ?
Parties principales:
Accueil | Qui sommes-nous ? | Solidarité | Campagne contre les pavillons de complaisance | Gens de mer | Dockers | Aviation civile | Chemins de fer | Transports par route | Transports urbains | Pêche | Services touristiques | Navigation intérieure | Éducation | Jeunes | Femmes | ETF Home | Congrès 2010
Magazine Transport international
accès | aide pour le site | plan du site
ITF House, 49-60 Borough Road, London SE1 1DR | +44 20 7403 2733 | mail@itf.org.uk