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La mise en œuvre du travail décent dégagerait des emplois pour les jeunes, déclare l’ITF
10 octobre 2008
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| G-D: Kasi Amankwah, Secrétaire général de la CSI - Afrique, Isaiah Kiriguah, Commissaire kenyan du Travail, Francis Atwoli, Secrétaire général - COTU, Joseph Katende, Secrétaire régional de l’ITF - Afrique, Linus Kariuki,Federation of Kenya Employers |  |
Davantage de jeunes sans emploi auraient accès à des perspectives professionnelles dans une situation de « travail décent ». Tel était l’un des grands messages de l’ITF lors d’une manifestation organisée au Kenya cette semaine.
Prenant la parole lors du symposium de la Journée pour le travail décent à Nairobi, au Kenya, le 7 octobre – organisé et co-parrainé par l’ITF, la Central Organization of Trade Unions (COTU) et la Confédération syndicale internationale (CSI) – le Secrétaire régional africain de l’ITF, Joseph Katende, a insisté sur l’importance de la mise en œuvre des normes fondamentales du travail. S’adressant aux délégués, parmi lesquels des dirigeants syndicaux, de hauts représentants gouvernementaux, des représentants des employeurs et des membres du Parlement africain des jeunes, Katende a exhorté les jeunes à s’associer au combat en faveur de conditions de travail décentes qui, selon lui, contribueraient à garantir plus d’emplois. Il a expliqué que beaucoup d’Africains travaillent 12 heures par jour, alors que la plupart des pays ont pourtant instauré une limite quotidienne de 8 heures. En 12 heures, deux salariés – 24 heures au total – accomplissent donc ce qui serait le travail de trois personnes si la journée de 8 heures était respectée.
Le Secrétaire général de la COTU, Francis Atwoli – également membre du conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail – a réitéré le message d’organisation, exhortant les jeunes à s’affilier aux syndicats et conseillant aux chômeurs d’adhérer à de « bons partis politiques ».
Entretemps, Kwasi Amankwah, Secrétaire général de la CSI pour l’Afrique, a demandé aux syndicats africains d’améliorer leur propre organisation pour être en mesure de mieux s’atteler à des problèmes comme le manque de sécurité et l’augmentation du nombre de décès au travail du fait de l’inadéquation de l’inspection du travail.
La Secrétaire permanente du Ministère kenyan du Développement des ressources professionnelles et humaines, Beatrice Kituyi, qui a inauguré le symposium, a mis l’accent sur la nécessité d’encourager toutes les personnes concernées à mettre en œuvre le Programme national du Kenya pour le travail décent, adopté par le gouvernement.
Le symposium a été précédé par une marche des délégués syndicaux le 5 octobre 2008, du Parc Uhuru, dans le centre-ville de Nairobi, jusqu’au siège de la COTU, soit un kilomètre.
Pour obtenir plus d’informations sur la Journée mondiale pour le travail décent : www.itfglobal.org/campaigns/campaigns-2475.cfm
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