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Arrestation de la femme et de la sœur d’un leader syndical iranien
6 septembre 2007
MISE A JOUR : L’ITF n’est malheureusement pas en mesure de confirmer l'exactitude de cet article. Depuis sa rédaction, certaines sources nous ont fait savoir que la femme et la soeur de Mansour Osanloo ont bien été empêchées de rencontrer la représentante des Nations unies mais qu'elles n'ont pas fait l'objet d’une arrestation. Nous essayons actuellement de clarifier les faits.
La femme et la sœur de Mansour Osanloo, leader du syndicat des agents de bus emprisonné, ont été arrêtées à Téhéran pour avoir essayé de rencontrer la Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme en visite en Iran.
Parvaneh Osanloo, qui est la femme du leader du Sandikaye Kargarane Sherkate Vahed, s'est rendue lundi avec la soeur de Mansour au siège des Nations unies à Téhéran pour y rencontrer la Haute Commissaire Louise Arbour. Cette dernière s'était rendue à Téhéran pour évoquer la question des étudiants incarcérés. La femme et la sœur de Mansour Osanloo souhaitaient attirer l’attention sur le sort d’Osanloo, emprisonné depuis le 10 juillet et accusé de « conspiration contre la sûreté nationale ».
Elles ont pu parler avec Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix, et s’apprêtaient à rencontrer Mme Arbour lorsque deux policiers en civil les ont embarquées dans des voitures. Les parents de plusieurs étudiants emprisonnés, qui devaient également rencontrer Mme Arbour, ont aussi été arrêtés en même temps que les deux femmes. Suite à l’incident,Sherin Ebadi a protesté avec force et peu de temps après ils étaient tous libérés.
Entre temps, les épouses des autres membres du syndicat des agents de bus de Téhéran, Ebrahim Madadi, Davoud Razvi et Homayoun Jaberi ont été autorisées à rendre visite à leur conjoint à la prison d’Evin ce même lundi. Les hommes avaient été arrêtés avec quatre autres personnes le 9 août, pour avoir essayé de rencontrer la famille d'Osanloo pendant la journée d'action internationale. Cette journée d’action, organisée par l’ITF et la Confédération syndicale internationale, avait pour objet d’organiser une campagne de lobbying pour réclamer la libération d’Osanloo et de son collègue Mahmoud Salehi – qui sont toujours en détention.
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