Risques persistants

Changez pour les graphiques en définition basse | Autres langues | Passez du contenu à la recherche

Contenu de la page: Magasine Agenda > Risques persistants


Malgré une forte sensibilisation au VIH/SIDA, les mauvaises habitudes ont la dent dure dans les ports Ghanéens.

La plupart des salariés de la société portuaire Ghana Ports and Harbours Authority de Tema et Takoradi vivent dans des logements de fonction. La concentration de ces habitats dans les alentours du port, la fréquentation du port par les gens de mer et chauffeurs de camion et la pauvreté générale dans le pays ont favorisé l'éclosion d'activités parallèles.

La petite restauration est l'une des activités informelles les plus répandues, suivie par la confection de vêtements, la vente à la sauvette et autres petits métiers. Et certains effectifs de l’économie formelle, surtout des femmes, tiennent également des snack-bars ou petits commerces pour arrondir leurs fins de mois.

RELEVER LE DEFI

Par Owusu Afriyie, Secrétaire général du Maritime and Dockworkers’Union of Ghana.

Nous venons de terminer la première phase, d’une durée de six mois, d’un projet sur le VIH/SIDA. Cette première phase était axée sur la sensibilisation, et la deuxième commencera bientôt. Nous avons organisé 6 séminaires auxquels ont assisté au total 250 gens de mer et dockers.

La Commission ghanéenne sur le SIDA a financé cette première phase et vient de dégager des fonds pour la deuxième, qui portera sur l'éducation. La distribution de préservatifs est également prévue.

Dans l’ensemble, le taux de prévalence du VIH au Ghana est inférieur au niveau général enregistré en Afrique subsaharienne, à mon avis parce que la Commission ghanéenne sur le SIDA s'est engagée dans la bataille bien avant les autres pays. Les organisations religieuses, les ONG et les syndicats participent également à la croisade. La sensibilisation est donc relativement bonne.

Mais nos ports se situent sur le corridor de transport Abidjan-Lagos, ce qui accroît les risques. En outre, nous connaissons une multiplication des déplacements sans précédent, à cause de la situation politique en Côte d'Ivoire. En effet, beaucoup de navires – et par conséquent de nombreux routiers de pays enclavés – sont désormais redirigés vers nos ports, ce qui augmente considérablement le risque de nouvelles infections.

Mais en sensibilisant nos membres au VIH/SIDA et en les informant, nous pouvons changer le cours des choses.


Un rapport commandé par l'agence de développement ghanéenne GSMF International en 2004 a révélé que des clients et marchands en profitent pour négocier des services sexuels. Certains vendeurs n'ont pas de logement et dorment dans les terrains vagues qui bordent le port, à proximité directe des transporteurs de fret et des routiers qui passent la nuit dans ou sous leur véhicule.

En outre, les professionnelles du sexe se rendent dans les clubs et hôtels que fréquentent ces travailleurs pour se détendre, en particulier ceux situés aux abords du port et des logements du personnel.

Dans les ports, ce commerce du sexe a pour principaux clients les marins, les routiers, les transporteurs de fret, les dockers et des employés portuaires peu expérimentés, souvent très jeunes. La plupart des jeunes hommes célibataires interrogés pour ce rapport sur le VIH/SIDA et le lieu de travail, ont indiqué avoir eu des rapports non-protégés avec des partenaires multiples.

Dans l’ensemble, les riverains des zones portuaires connaissent le VIH/SIDA, son mode de transmission et les moyens de prévention, ainsi que ses conséquences possibles, mais au moment de l’enquête, ils n’étaient que peu nombreux, essentiellement de jeunes adultes, à prendre leurs précautions.

Beaucoup se sont montrés favorables aux programmes de prévention et il est clair que ceux-ci peuvent constituer un vecteur de changement des mentalités. Il n’en demeure pas moins courant de multiplier les partenaires sexuels sans se protéger, ce qui laisse à croire que les conséquences du VIH/SIDA n'ont pas encore été bien assimilées ou prises au sérieux ou que, vu le cadre de vie, elles suscitent l’indifférence.

Extrait remanié du rapport de l’agence GSMF, « HIV/AIDS and the workplace: a qualitative assessment of the Ghana Port and Harbour Communities for an HIV/AIDS workplace programme », par Francis Okello et Juliet Ighure.



Partie Accueil:
Agenda magazine

Autres pages pour Agenda magazine:
Agenda Magazine 2011 | Agenda Magazine 2010 | Agenda magazine 2009 | Agenda Magazine 2008 | Order or Download Agenda | Editorial staff

Autres pages pour Magasine Agenda:
En Bref | Nous pouvons faire changer les mentalités | En Bref : Autres secteurs | Chaque geste compte | L'heure du réveil a sonné ! | Ouvrir la voie aux soins et traitements | Témoignages | En bonne compagnie ? | Message non reçu | Les fruits du partenariat | Triangle infernal | La protection passe par l'égalité | L'autoroute de l'espoir | Apprendre en écoutant | Changement de comportement | Vaincre la stigmatisation | A propos d'Agenda

Parties principales:
Accueil | Qui sommes-nous ? | Solidarité | Campagne contre les pavillons de complaisance | Gens de mer | Dockers | Aviation civile | Chemins de fer | Transports par route | Transports urbains | Pêche | Services touristiques | Navigation intérieure | Éducation | Young workers | Femmes | ETF Home | Congrès 2010

Magazine Transport international


Graphique à haute definition

accès | aide pour le site | plan du site

ITF House, 49-60 Borough Road, London SE1 1DR | +44 20 7403 2733 | mail@itf.org.uk