Reconquérir le saisissage

Agir pour protéger le travail de saisissage des dockers en Europe

Des vies sont mises en danger et les dockers voient leur travail menacé car des employeurs continuent de forcer les gens de mer à accomplir des manœuvres de saisissage et de désaisissage

Les dockers le savent pertinemment : la sécurisation des cargaisons comporte des risques et peut occasionner des blessures voire entraîner la mort si on ne la confie pas à des spécialistes. Et pourtant, les opérateurs portuaires pensent qu’ils peuvent accélérer les processus portuaires et diminuer les coûts en évitant de faire appel à des dockers qualifiés pour ce travail.

L’article 3 de la convention collective de l’ITF stipule clairement que « le saisissage et le désaisissage des cargaisons est le travail des dockers, et que les équipages ne devraient pas se voir demander de l’accomplir – sauf accord préalable du syndicat local des dockers affilié à l’ITF ». Les sociétés, capitaines ou officiers qui demandent à des gens de mer, sans autorisation écrite, de se charger du saisissage et du désaisissage, enfreignent cette convention.

Vous êtes docker ? Contactez votre syndicat pour savoir ce que vous pouvez faire pour soutenir la campagne « Reconquérir le saisissage ».

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Utilisez ce dépliant (en anglais) pour faire passer le mot ! Il est également disponible en russe et en tagalog.

Téléchargez ce dépliant en néerlandais pour le prochain atelier sur le saisissage à Rotterdam.

Vous êtes marin ? Écrivez à ReclaimLashing@itf.org.uk si on vous demande d’effectuer du travail de saisissage ou désaisissage, ce qui est contraire à la convention de l’ITF. N’oubliez pas de mentionner le nom et l’emplacement du navire en question. Nous ne dirons rien à votre employeur et assurerons votre confidentialité.


Actualités de la campagne

LA CAMPAGNE POUR RECONQUÉRIR LE SAISISSAGE PROGRESSE – ADOPTION D’UN RÈGLEMENT PORTUAIRE

La FNV Havens organise son premier séminaire sur le saisissage

Le mercredi 18 janvier, des dockers et leurs dirigeants syndicaux de ports de tous les Pays-Bas se sont rassemblés à Rotterdam pour lancer une campagne nationale sur le saisissage dans le cadre de la campagne de l’ITF et de l’ETF « Reconquérir le saisissage ». Dans une salle comble, les participants au séminaire se sont engagés envers les objectifs de la campagne et surtout, ont décidé de se battre sur le plan politique, au niveau juridique et dans l’industrie pour veiller à ce que, dans tous les ports, les opérations de saisissage soient effectuées par des dockers. Les personnes présentes ont aussi écouté avec attention les discours des différents intervenants, dont Terje Samuelsen-Fenn du NTF et Président de la Section des dockers de l’ETF, Torben Seebold de ver.di et Vice-président des Sections des dockers de l’ETF et de l’ITF, Niek Stam et Ed van der Hoek de la FNV Havens, ainsi que des inspecteurs de l’ITF et des représentants de l’ITF et de l’ETF. Les participants ont commencé à élaborer des plans en vue de déployer la campagne aux Pays-Bas et pour rester en contact étroit avec les dockers d’autres pays confrontés aux mêmes problèmes.

Niek Stam, dirigeant de la FNV Havens a déclaré : « Je suis très satisfait de l’événement d’aujourd’hui. Quelques bonnes idées ont été émises au cours de cet atelier ; nous avons maintenant les bases pour démarrer. Le message aux dockers est le suivant : “Créons des réseaux forts dans les terminaux entre les aconiers, les dockers et les employeurs, et faisons savoir que nous nous battons pour nos emplois” ».

Décidés à mener une campagne forte et fructueuse, les syndicats ont prévu d’autres ateliers dans les mois à venir dans d’autres pays européens, notamment en Suède. Pour en savoir plus : www.reclaimlashing.org

L’ETF et l’ITF rencontrent Unifeeder

Après une manifestation au siège d’Unifeeder en décembre dernier, des représentants de 3F (Danemark), de ver.di (Allemagne), de l’ETF et de l’ITF se sont rendus chez Unifeeder à Copenhague.

À la fin de la réunion, Torben Seebold, Vice-président des Sections des dockers de l’ETF et de l’ITF a déclaré qu’ils avaient « échangé leurs points de vue respectifs qui restent assez éloignés. L’impression que nous avons est que la principale préoccupation d’Unifeeder était d’insister sur le fait qu’en tant qu’affréteur, la société n’a aucune relation contractuelle directe avec les gens de mer ou avec leurs syndicats, et qu’il faudrait donc que notre campagne vise d’autres acteurs. Pour nous, toutes les parties impliquées jouent un rôle en prônant une réduction des frais et donc en poussant à l’auto-assistance. C’est pour cette raison que nous cherchons avant tout à dialoguer avec tous les intervenants de la chaîne. » Et de conclure : « Nous avons pris bonne note de la disponibilité d’Unifeeder à entamer un possible dialogue avec d’autres parties. Entre-temps, nous poursuivons notre campagne politique et industrielle, et nous sommes déterminés à obtenir les résultats que nos membres réclament. »

Le Conseil de l’UE adopte un règlement portuaire

Le 23 janvier, le Conseil de l’Union européenne a adopté un règlement portuaire, concluant ainsi un processus qui aura duré plus de trois ans et demi.

« Nous profitons de ce dernier vote pour rappeler notre position à propos du règlement et de la politique portuaire de l’Union européenne en général que nous avons déjà fait connaître en décembre à la suite d’un vote au Parlement », a déclaré Terje Samuelsen-Fenn, président de la Section des dockers de l’ETF. « Plus spécifiquement, nous souhaitons soutenir les déclarations que l’Allemagne, la Pologne, la Belgique, la France et l’Italie ont faites avant le vote sur le besoin de garantir une cohérence entre le règlement et d’autres actes législatifs, surtout au regard de la révision du Règlement général d’exemption par catégorie (RGEC) », a-t-il conclu.

Le vote au sein du Conseil était la dernière étape du processus législatif. À la mi-février, le Conseil et le Parlement signeront le règlement qui sera publié dans le Journal officiel de l’Union européenne quelques semaines plus tard. Il entrera en vigueur 20 jours après sa publication.


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