Argentina Uber
Jose Ibarra lors de la manifestation des chauffeurs de taxi contre Uber

L’ITF soutient les chauffeurs de taxi argentins contre Uber

Le 28 septembre, plus de 2 000 chauffeurs de taxi ont manifesté devant le tribunal pénal et correctionnel de la capitale fédérale d’Argentine, exigeant le statut de requérants dans le procès intenté par le pays à Uber.

En dépit d’une décision judiciaire du mois d’avril suspendant ses activités en Argentine, Uber continue à y opérer.

Les chauffeurs de taxi sont membres de la FNSCT (Federación Nacional de Sindicatos de Conductores de Taxis), affiliée à l’ITF.La fédération a expliqué que le tribunal avait ordonné à Uber de suspendre ses activités le lendemain même de ses premières opérations en Argentine, au mois d’avril.

Dans sa decision, le tribunal s’est fondé sur le fait que le service d’Uber, fonctionnant par le biais d’une application pour téléphones mobiles, peut permettre la fraude fiscale et le recours à des chauffeurs sans permis professionnel ou assurance de transport de personnes. Le tribunal a fixé une amende de 5 000 dollars US pour tout véhicule ne respectant pas sa décision ; pourtant, Uber continue ses opérations.

Selon le Secrétaire général de la FNSCT, Jose Ibarra : « Nous nous battons pour tous les chauffeurs touchés par ce problème dans les grandes villes d’Argentine. Les juges ont entendu nos revendications et nous ont promis de résoudre la situation aussi rapidement que possible. »

« Nous avons reçu des messages de solidarité des syndicats de chauffeurs de taxi affiliés à l’ITF du monde entier. Cela montre que nous ne sommes pas isolés et que nous sommes sur la bonne voie. Ainsi nous, chauffeurs de taxi argentins, montrons comment on peut se battre contre Uber ».

Le Secrétaire régional de l’ITF pour les Amériques, Antonio Rodriguez Fritz, a indiqué que l’ITF soutient les chauffeurs de taxi dans le monde entier, du fait du manque de légalité de sociétés comme Uber, qui a des répercussions sur les travailleurs et la sécurité des passagers. Il s’est félicité de la position ferme et résolue des chauffeurs de taxi d’Argentine et de leur fédération, et formulé l’espoir que les autorités argentines trancheraient en jugeant ces services illégaux, et seraient ainsi un exemple pour d’autres gouvernements de la région.

La FNSCT fait partie des syndicats affiliés à l’ITF qui se sont réunis récemment pour réfléchir à une approche commune contre la menace que représente « l’Uber-économie » pour les travailleurs.

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