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Fédération internationale des ouvriers du transport
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Privatisation de KTM (Chemins de fer de malais)

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Railwaymen's Union of Malaya (RUM)

Les chemins de fer malais ont joué un rôle vital dans le développement de ce pays.  La société ferroviaire appelée Keretapi Tanah Melayu Berhad (KTM) était une entreprise du secteur public jusqu’en 1992. Le 1er août 1992, un plan de commercialisation l’a faite entrer dans le secteur privé. Une deuxième phase, celle de sa privatisation proprement dite, a été entamée le 14 août 1997, date à laquelle elle est passée sous la gestion de Marak Unggul, consortium constitué par le groupe Renong, Diversified Resources Berhad, et Bolton Properties.

La justification de la privatisation était que l’entreprise ne pouvait être gérée de façon  efficace par l’État dans le secteur public, et qu’il était par ailleurs nécessaire de réduire les dépenses dans les services publics, notamment en diminuant la bureaucratie. Il n’existe cependant aucune preuve que les entreprises du secteur privé soient gérées plus efficacement que les entreprises du secteur public.

Railwaymen’s Union of Malaya (RUM, le syndicat des cheminots de Malaisie) considère que la privatisation des chemins de fer risque d’avoir des conséquences désastreuses pour la population. On peut citer par exemple l’augmentation des coûts ou la réduction de certains services publics, comme la fermeture de lignes soi-disant non rentables dans les zones rurales, qui seraient catastrophiques. RUM considère que l’État a la responsabilité sociale de mettre à la disposition de la population les services publics essentiels, dont les communications ou le transport ferroviaire. Il semble que la privatisation ne vise que les services actuellement rentables du secteur public. Elle prive donc à l’État des sources de revenus, alors que le secteur privé exploite les usagers en augmentant le prix des services fournis. Nous savons également que personne, individu ou entreprise, n’est disposé à acquérir des services à moins d’être assuré de dégager des bénéfices justifiant son investissement.

RUM estime que la privatisation risque de se traduire de façon générale par les phénomènes suivants :

  • Une réduction du nombre et de la qualité des services pour les passagers.
  • Une augmentation des prix pour les passagers.
  • Une augmentation des coûts pour les contribuables.
  • Des suppressions d’emplois.
  • Un affaiblissement du pouvoir syndical de négociation.
  • Un impact négatif sur la motivation et le moral du personnel des services publics
  • Corruption, favoritisme et népotisme.
  • L’émergence de monopoles d’entreprises privées.

Le syndicat RUM (Railwaymen’s Union of Malaya) a appelé le gouvernement à empêcher le consortium Marak Unggul d’exploiter ou de gérer le transport par voie ferrée des chemins de fer malais. Entretemps, la situation financière du chemin de fer a empiré et certains aspects de l’accord de gestion conclu entre la société de chemins de fer et le consortium n’ont pas été rendus publics. Le gouvernement a accédé à la demande de l’organisation des travailleurs en décidant de ne pas élargir les compétences du consortium. Cela pourrait prouver que le secteur privé n’est pas plus efficace que le secteur public.

Le syndicat RUM garde à l’esprit ses missions essentielles, à savoir représenter les intérêts de ses membres et agir dans l’intérêt de la collectivité. RUM estime que le gouvernement, lorsqu’il élabore des politiques de restructuration économique, a une responsabilité morale, celle de tenir compte des intérêts économiques des travailleurs comme des usagers.

Les négociations en vue de conclure la cinquième convention collective relative aux  conditions de travail ont commencé entre RUM et les représentants de l’administration des chemins de fer malais. Le syndicat revendique un traitement équitable des griefs, estimant que c’est là une condition nécessaire pour coopérer dans un esprit de confiance mutuelle. Les négociations ont abouti en octobre 2007 et la nouvelle convention collective entrera en vigueur dès qu’elle aura été approuvée par le ministère des Finances.   

Cela représente la version abrégée du rapport intitulé “Privatisation des services ferroviaires de KTM (Chemins de fer malais)” et présenté lors de la réunion de la Section des cheminots d’Asie/ Pacifique de l’ITF à Jakarta, les 10 et 11 décembre 2007.

 



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