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Plainte contre la répression iranienne auprès de l'Organisation internationale du travail
26 juillet 2006
L'ITF et la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) ont déposé hier une plainte officielle auprès de l'Organisation internationale du travail (OIT) contre le gouvernement iranien pour son recours systématique à l'intimidation contre un syndicat des agents de bus en Iran.
Les organisations syndicales ont présenté un dossier détaillant la répression continue que subit le Syndicat des travailleurs de la régie des bus de Téhéran (Sherkat-e Vahed), affilié à l'ITF. Cette répression constitue non seulement une atteinte à la justice et aux droits humains, mais bafoue de surcroît les principes essentiels que la République islamique d'Iran s'est engagée à respecter quand elle a adhéré à l'OIT.
Depuis sa création en tant que syndicat indépendant en 2005, cet affilié fait l'objet d'une campagne incessante de harcèlement, d'arrestations et d'agressions physiques. Parmi ces représailles, le maintien en détention du président du syndicat Mansoor Osanloo, dont le mauvais état de santé est source de grande inquiétude.
Guy Ryder, Secrétaire général de la CISL, a déclaré : «Le gouvernement iranien se trompe s'il pense qu'une campagne d'intimidation continue des travailleurs de Sherkat-e Vahed ébranlera leur résolution à se battre pour leur droit fondamental d'appartenir à un syndicat de leur choix, ou la détermination du mouvement syndical international à les soutenir dans ce combat. Nous continuerons à plaider la cause de ces travailleurs auprès des autorités compétentes et exercerons toutes les pressions possibles pour obliger le gouvernement iranien à respecter les droits des travailleurs.»
Mac Urata, Secrétaire de la Section des transports intérieurs de l'ITF, a indiqué : «Ce syndicat est devenu un véritable symbole, tant en Iran qu'à l'étranger. Voilà peut-être pourquoi le gouvernement et ses 'maisons du travail' fantoches sont si déterminés à le juguler. Seulement, ils oublient que les travailleurs du monde entier ont les yeux braqués sur eux, et que nous avons l'intention de continuer à dénoncer leurs stratégies d'intimidation tant que Mansoor Osanloo n'aura pas été libéré et que les travailleurs ne seront pas autorisés à s'associer, droit fondamental que l'Iran, de par son adhésion à l'OIT, s'est engagé à respecter.»
Plainte de l'ITF/CISL auprès de l'OIT :
http://www.icftu.org/www/PDF/IranITFICFTU.pdf
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