Informations online
ITF translations available: English, Deutsch, Español, Français, Svenska
Google free translation: Italiano, Norske, Português, Türk, 中国的, 한국의, Bahasa Melayu, ภาษาไทย, हिंदी, اردو,
தமிழ், Kiswahili, Русский, العربية
Iran : Libération de certains détenus
22 mars 2006
On a demandé au groupement Global Unions de maintenir la pression sur le Gouvernement iranien pour obtenir la libération des syndicalistes Mansoor Osanloo et Afshin Bahrami. Ils sont toujours incarcérés alors que les autres syndicalistes de la société de bus de Téhéran (Sherkat e Vahed) ont été libérés les 18 et 19 mars. Leur libération a coïncidé avec la nouvelle année iranienne célébrée le 20 mars 2006. Un certain nombre de détenus appartenant à des mouvements dissidents ont également été libérés.
Par contre M. Osanloo, président du syndicat, et A. Bahrami, employé du secteur automobile, sont toujours emprisonnés. Ils ont le soutien des salariés de Vahed. La femme de M. Osanloo a été autorisée à lui rendre visite le samedi 18 mars.
Selon la Confédération internationale des syndicats libres, Mansour Hayat Ghaibi, un membre de l'exécutif du syndicat, aurait été arrêté à nouveau le lundi 20 mars 2006, moins de 24 heures après sa libération.
Cela fait plus d'un mois que les syndicats d'une cinquantaine de pays ont organisé une journée internationale de protestation contre l'arrestation en masse des agents de bus iraniens en grève. Suite à ce mouvement, la vaste majorité des détenus avait été libérée dans les jours qui avaient suivi.
Les 1 000 salariés qui avaient fait grève n'ont toujours pas été autorisés à reprendre le travail. La société de bus aurait adressé le 9 mars un avis officiel de licenciement à 46 d'entre eux, alors que le sort de plusieurs centaines d'autres travailleurs a fait l'objet de délibérations.
Les dirigeants des Global Unions, dont le Secrétaire général de l'ITF David Cockroft, ont adressé une seconde lettre commune de protestation au Gouvernement iranien pour exiger la libération et la réintégration de tous les travailleurs détenus et licenciés.
Citant les revendications des agents de bus pour la reconnaissance du syndicat et la signature d'une convention collective, la lettre affirme : «Ces revendications sont parfaitement légitimes et font partie des droits fondamentaux de tout travailleur. La République islamique d'Iran a reconnu ces droits fondamentaux lorsqu'elle est devenue membre de l'Organisation internationale du travail (OIT) et de ce fait se doit de respecter les principes de liberté syndicale et de négociation collective.»
Le syndicat des agents de bus de Téhéran, constitué en 1968, avait été dissout par les pouvoirs publics au début des années 80. À la place, une Maison des travailleurs et un Conseil islamique du travail avaient été formés par le gouvernement et la compagnie qui est maintenant exploitée par la ville de Téhéran. Les militants ont reconstitué leur syndicat indépendant en 2003.
Retour aux informations en ligne actuelles