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Les syndicats condamnent les arrestations de Noël en Iran
28 décembre 2008
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| Ebrahim Madadi detained on 27 December |  |
Les syndicalistes et défenseurs des droits de l’homme envoient un vigoureux signal d’alarme à la communauté internationale après l’arrestation de syndicalistes par la police secrète iranienne pendant les fêtes.
La dernière arrestation en date s’est produite hier, 27 décembre, quand Ebrahim Madadi, Vice-président du syndicat Vahed (régie des bus de Téhéran), affilié à l’ITF, a été placé en garde à vue après avoir été arrêté par des hommes en civil alors qu’il se trouvait dans la filiale Téhéran Nord du Bureau pour l’emploi. À notre connaissance, Madadi a passé la nuit au commissariat et sera entendu par un juge ce matin, 28 décembre. Entretemps, deux membres du Comité exécutif du syndicat ont également été assignés verbalement par la police secrète.
L’arrestation de Madadi porte à trois le nombre de syndicalistes interpellés ces deux à trois dernières semaines. Hier, l’ITF a publié et diffusé un communiqué de protestation et exigé du gouvernement de la République islamique d’Iran la libération immédiate des trois syndicalistes, ainsi que du responsable du syndicat des bus, Mansour Osanloo, et d’un responsable du syndicat de l’éducation, Farzad Kamangar.
Le Secrétaire général de l’ITF, David Cockroft, a déclaré : « Ce n’est pas la première fois que les autorités iraniennes prennent des mesures injustifiées contre des syndicats légitimes pendant la période des fêtes. En 2005, toute l’équipe de direction du syndicat Vahed avait été arrêtée la dernière semaine de décembre. Il ne fait aucun doute que le gouvernement iranien est conscient des pressions internationales que suscite son atteinte aux conventions de l’OIT sur la liberté syndicale et le droit à la négociation collective, raison pour laquelle il a choisi cette période de l’année pour opprimer le mouvement syndical indépendant. »
Cockroft a par ailleurs indiqué qu’Osanloo n’avait pas reçu de soins médicaux adéquats au cours des deux derniers mois et que son état de santé se dégradait. Osanloo, qui souffre de cataracte, a subi trois opérations des yeux ces 15 derniers mois. De l’avis de son médecin, il se rétablirait mieux s’il était libéré, mais les autorités font la sourde oreille.
Pour protester contre ces arrestations, la centrale nationale britannique TUC réclame une audience avec l’Ambassadeur iranien au Royaume-Uni pour discuter du nombre croissant « de violations des droits humains des syndicalistes. »
Ebrahim Madadi avait déjà été arrêté le 9 août 2007, lors des manifestations de la Journée d’action internationale contre l’enlèvement d’Osanloo. En octobre, Madadi avait été condamné à trois ans et demi de prison, mais avait été libéré deux mois plus tard. En juin 2008, un tribunal avait enjoint à la société des bus de Téhéran de le réintégrer.
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