Changez pour les graphiques en définition basse | English | Español | Français | Passez du contenu à la recherche
Contenu de la page: Le 41e Congrès de l'ITF > Bulletins journaliers du Congrès > Archives des bulletins quotidiens du Congrès
La privatisation en tête des préoccupations des cheminots
5 août 2006
Les délégués qui assistaient hier à la Conférence de la Section des cheminots se sont engagés à poursuivre leurs campagnes destinées à prévenir, inverser ou influencer, selon le contexte national, les effets de la privatisation et de la déréglementation dans les chemins de fer.
Leurs commentaires ont reflété un vaste éventail de situations imputables à la tendance actuelle à la privatisation. Beaucoup de cheminots ont fait état de licenciements massifs, d’une dégradation des droits et des conditions de travail, d’un manque d’investissement et de menaces pour les structures de sécurité après les rachats.
Mais il y avait également des témoignages positifs de syndicats qui ont réussi à empêcher la privatisation ou à atténuer son impact, et un ou deux cas dans lesquels le syndicat a contribué à ce que la privatisation se traduise par des améliorations au niveau de la prestation de services ou des salaires.
Il a été reconnu que la campagne pour les droits des cheminots exigerait une coopération internationale croissante.
Oystein Aslaksen (Norvège), qui présidait la conférence en l’absence du Président de la Section Norbert Hansen, absent pour impératifs sectoriels, a déclaré: «L’avenir verra l’arrivée de multinationales dans les chemins de fer. Les décisions seront prises loin des syndicats. Nous avons la solution: nous organiser mondialement et lutter pour nos droits.»
Les délégués australiens et néo-zélandais ont témoigné de la réussite de leurs efforts de consolidation de la force et de la capacité syndicale à gérer les entreprises privatisées et multinationales. Ils ont concentré les ressources sur la collaboration avec d’autres secteurs des transports dans la chaîne d’approvisionnement logistique. Comme Linda Carruthers, du Australian Rail, Tram and Bus Industry Union, l’a indiqué: «À entreprises sans frontières, syndicats sans frontières»
Wayne Butson, du Rail and Maritime Transport Union of New Zealand, a aussi indiqué qu’il était important d’assurer une coopération nationale et régionale active avant de s’attaquer à la sphère mondiale.
Le Secrétaire de la Section, Mac Urata, a parlé du besoin de saisir l’occasion qu’offrent les campagnes non seulement de résoudre les conflits sociaux, mais aussi de trouver des créneaux pour passer à l’offensive. Plusieurs délégués ont évoqué la détermination de leurs syndicats à privilégier l’action à la parole, et ont appelé les autres affiliés à formuler une approche de campagne plus proactive.
Mac Urata a défendu la politique de maintien du dialogue social entre l’ITF et la Banque mondiale, malgré l’engagement de cette dernière envers les réformes néolibérales. Il a déclaré: «On peut considérer que nous traitons avec l’ennemi, mais je suis convaincu qu’il ne s’agit pas d’un simple débat intellectuel. Le poids de nos affiliés joue en notre faveur dans nos pourparlers avec la Banque mondiale. Nous adoptons la stratégie de la main de fer dans un gant de velours.»
Nikolay Nikiforov, du Syndicat russe des cheminots et des travailleurs de la construction, a relaté les efforts déployés par son syndicat pour conserver ses membres et fournir des services utiles après la réforme ferroviaire. Même si 120.000 personnes ont perdu leur emploi, le syndicat a réussi à préserver les conditions de travail des autres, et à assurer des indemnités aux travailleurs licenciés.
Il a expliqué: «Nous nous sommes inspirés de l’expérience de nos collègues allemands, qui ont assuré une couverture sociale aux travailleurs licenciés.»
Les représentants de la All India Railwaymen’s Federation ont expliqué que la détermination de leur syndicat a réussi à déjouer les tentatives gouvernementales de privatisation des chemins de fer. Mais les cheminots indiens continuent à faire les frais des politiques gouvernementales, dont la privatisation des activités secondaires, la réforme des retraites et les «restructurations», qui ont entraîné 150.000 pertes d’emplois depuis 2001.
Voir également:
Chemins de fer
La Section des cheminots de l’ITF est l’une des huit sections...
Retour aux informations en ligne actuelles
Partie Accueil:
Bulletins journaliers du Congrès
Autres pages pour Bulletins journaliers du Congrès:
Articles parus dans le magazine Transport Internat
Parties principales:
Accueil | Qui sommes-nous ? | Solidarité | Campagne contre les pavillons de complaisance | Gens de mer | Dockers | Aviation civile | Chemins de fer | Transports par route | Transports urbains | Pêche | Services touristiques | Navigation intérieure | Éducation | Young workers | Femmes | ETF Home | Congrès 2010
Magazine Transport international
accès | aide pour le site | plan du site
ITF House, 49-60 Borough Road, London SE1 1DR | +44 20 7403 2733 | mail@itf.org.uk